Michel Marie LeiMon
a éprouvé très tôt le besoin de
« s'engager de tout son être dans la création ».
C'est dans son
atelier d'artiste qu'il découvrira le plaisir du « combat avec la matière », de son
« asservissement ».
m m lm aime l'ombre, le vide, les rencontres
inopinées d'objets...
cela ne semble pas a
priori définir une sculpture !
mais le vide n'est
là que parce qu'il y a les pleins et l'ombre,
parce
qu'il représente le volume que Michel M. LeiMon appréhende dans toutes ses dimensions ;et dans
son cas elles sont bien plus de trois. En cela nous sommes bien en présence
d'authentiques sculptures.
Il emprunte aux
surréalistes avec ses « sculptures-objets ».
Chaque objet est
porteur de sa propre histoire ;
mais leur rencontre provoque
chez le spectateur une nouvelle histoire,
une dramaturgie (1).
Dans ses
sculptures-objets, Michel Marie Lei Mon convoque souvent une bipolarité que
l'on retrouve dans l'association des matières
- métal et bois - ou des couleurs –
rouge et blanc,
noir et blanc-.
C'est dans les
décalages que le sens apparaît.
Bien que...lorsque m m
lm. s'attache à la
représentation de la figure humaine, c'est de forme, d'équilibre
et de pose dont il
se préoccupe alors, à la façon d'un sculpteur traditionnel.
Lorsque la figure
est absente la ligne se développe, aérienne, légère, profilant un volume,
dessinant les vides, projetant des ombres délicates comme autant d'esquisses.
Michel M. Lei Mon
dessine dans l'espace.
Les thématiques de
son œuvre s'abreuvent à des sources sans frontières : la mythologie, la
culture lyrique, le travail de l'homme, les religions, le doute... et la main de l'homme.
Les matériaux mis en
« œuvre » sont primitifs. Mais le regard poétique
de Michel M. LeiMon les transcende, les
charge d'un signifié qu'il met en mouvement grâce à son sens de la
scénographie.
Avec détermination,
précision et sobriété - mais surtout avec
talent Michel
Marie Lei Mon s'adresse à notre moi intime, nous interroge sur notre
rapport à l'humain,
pour atteindre notre
émotion.
(1)Les textes qui accompagnent les
œuvres n'engagent que leur auteur et ne sauraient en aucun cas enfermer le
regard du visiteur.
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